Pièces, or, billets de banque… autant de moyens de paiement physiques et palpables. Les euros sur un compte en banque sont eux, complètement numériques. Mais tant qu’il n’y a qu’une partie infime de la population souhaitant les retirer au même moment, il est possible de les rendre tangibles sous la forme de billets. Mais en ce qui concerne le Bitcoin, le fait qu’il n’ait pas de représentation physique remet-il en cause son existence ?

Bitcoin se présente sous forme d’unités de valeur entièrement numériques. Le terme numérique est important car il convient de faire la distinction entre virtuel et numérique, deux termes souvent confondus. L’univers d’un jeu vidéo est virtuel – il n’existe pas – tandis que les photos dans un mobile sont numériques : elles existent sous la forme d’octets. Bitcoin est donc une monnaie numérique, et non virtuelle.

Comment qualifier Bitcoin ?

bitcoin or numérique

Les termes fréquemment utilisés pour parler des cryptomonnaies peuvent être source de confusion. “Portefeuille Bitcoin”, “comptes”, “envoyer” et “recevoir” des bitcoins, sont empruntés au vocabulaire quotidien destinés à en faciliter la compréhension par le biais d’analogies malheureusement techniquement incorrectes.

Tout comme les euros sur un compte en banque, les bitcoins sont des entrées dans un registre. La différence fondamentale est qu’il n’est pas possible de les convertir en unités physiques, comme les euros. Il faut noter que 91% des euros en circulation sont numériques et n’existent que sous la forme d’octets dans des ordinateurs. Avec le Bitcoin, ce ratio passe simplement de 91 à 100%. Il est également possible de stocker des bitcoins sur des portefeuilles numériques ou physiques. Notre plateforme Coinhouse permet d’en acheter et d’être conseillé sur ces opérations de stockage.

Le système de création de bitcoins est bien concret

creation monetaireLe système de création de bitcoins est strictement régulé : dépasser les 21 millions de bitcoins en circulation nécessiterait un consensus quasi total. À l’inverse, la Banque Centrale Européenne (BCE) a la possibilité de créer autant d’euros qu’elle estime nécessaire, sans même avoir à les imprimer, par le biais du mécanisme appelé assouplissement quantitatif. Le temps où la valeur de la masse monétaire était directement corrélée à une quantité d’or en réserve, ce qu’on appelait l’étalon or, est bien loin. La valeur de l’Euro est aujourd’hui uniquement fonction de la confiance qu’on peut avoir dans le dynamisme de l’économie de l’UE.

 

Un registre résistant à toute épreuve

Le registre Bitcoin est distribué et extrêmement résilient. Tant qu’une personne dans le monde conserve une copie de la Blockchain, Bitcoin survit. Il est donc très peu probable, sauf cas de faille de sécurité majeure, que Bitcoin disparaisse un jour.

La communauté des développeurs Bitcoin est talentueuse et nombreuse. Elle a prouvé par le passé sa réactivité lors de la découverte de failles, et rend Bitcoin de plus en plus résistant aux attaques au fur et à mesure du temps. Le code en Logiciel Libre de Bitcoin permet de garantir la transparence et de diminuer les failles de sécurité.

La preuve de travail utilisée dans le processus de minage s’est avérée très efficace. Contrairement aux registres centralisés, l’information contenue au sein de la blockchain Bitcoin est immuable. L’énergie nécessaire pour revenir sur une transaction serait colossale et exponentiellement plus importante si l’on souhaite revenir plus loin dans le temps, car la preuve de travail doit être recalculée pour chaque bloc de transaction.  

Ainsi, les unités de valeur bitcoins, ne sont pas virtuelles car elles existent bien sous forme d’octets, dans un registre distribué, répliqué et immuable. On pourrait donc argumenter que l’existence des BTC est bien plus définitive et réelle que celle des euros dans les comptes en banque, et que ces qualités sont à l’origine du succès du Bitcoin en tant que réserve de valeur.

 

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